Votre cerveau vous livre ses secrets

Comment fonctionne votre cerveau ? Mais surtout, comment le savoir peut-il vous aider à mieux vivre, mieux manger et vous donner une bonne excuse pour manger plus de chocolat ? Le livre « Votre cerveau vous livre ses secrets » de Gary L. Wenk répond à cette question et à bien d’autres encore !

Gary L. Wenk est un professeur de psychologie, de neurosciences et de génétique américain de renommée internationale. Il a reçu un nombre exceptionnel de récompenses prestigieuses et obtenu de nombreux titres honorant sa florissante carrière de chercheur. Qu’il accepte que je sois sa traductrice en langue française était donc un honneur qui ne se refuse pas. C’est ainsi que son deuxième ouvrage, « Votre cerveau vous livre ses secrets » est paru chez ESF Sciences Humaines en avril 2019.


Ce livre n’est pas un énième livre sur le cerveau et les neurosciences. Au contraire, il propose un voyage enthousiasmant au cœur de l’organe qui nous sert à penser et à interagir dans le monde. Au passage, il offre un trésor de conseils pour mieux se comprendre et vivre sainement. Son format qui se décline sous la forme de questions à réponses courtes, ce qui en fait un compagnon idéal pour les après-midis plage ou les longues soirées d’hiver. Avec clarté et une pointe d’humour, mais sans rien concéder à l’exactitude, Gary L. Wenk a vraiment l’art de rendre les neurosciences compréhensibles pour tous.


Il apporte des réponses à des questions que tout le monde se pose, telles que : comment le cerveau a-t-il évolué ? Qu’est-ce qu’une émotion ? De quoi les rêves sont-ils faits ? Comment apprenons-nous ? Comment notre régime alimentaire affecte-t-il la manière dont nous pensons et ressentons ? Qu’est-ce que la dépression ? Que se passe-t-il dans notre cerveau lorsque nous vieillissons ?

Dans ce blog, j’ai choisi de partager avec vous deux morceaux choisis de cet ouvrage exceptionnel et riche…


Est-ce que c’est important avec qui je dors ?

Extrait du chapitre 4 intitulé « Pourquoi je dors, pourquoi je rêve ? », page 131.


« Oui, très. Des couples partageant le même lit ont été étudiés afin d’évaluer la qualité de leur sommeil, c’est-à-dire l’équilibre entre leurs phases de sommeil lent et paradoxal. Leur opinion de la façon dont ils dormaient a aussi été recueillie. Les femmes estimaient que partager leur lit avec un homme avait un effet défavorable sur la qualité de leur sommeil. Avoir eu des rapports sexuels avant de dormir atténuait toutefois leur évaluation subjective négative, mais sans que cela change les résultats objectifs, c’est-à-dire que l’alternance entre leurs phases de sommeil lent et paradoxal était encore déséquilibrée. Par comparaison, l’efficacité du sommeil des hommes n’était pas réduite par la présence d’une partenaire féminine, qu’ils aient eu ou pas un contact sexuel. Contrairement aux femmes, les évaluations subjectives des hommes sur la qualité de leur sommeil étaient moins bonnes lorsqu’ils dormaient seuls. Ainsi, les hommes tirent profit du fait de dormir dans le même lit qu’une femme, tandis que les femmes n’ont pas ce bénéfice, sauf à ce qu’un rapport sexuel ait précédé. Mais même encore, leur sommeil en souffre. »


Comment manger me fait-il vieillir ?

Extrait du chapitre 5 intitulé « Comment le cerveau vieillit-il ? », page 142.


« Comme la plupart des autres animaux sur cette planète, les humains acquièrent de l’énergie pour leur machinerie biochimique en cassant les liaisons du carbone trouvé dans les graisses, les sucres et les protéines, puis en prélevant le plus d’énergie possible pendant le processus. Des études récentes ont révélé que les humains, probablement en raison de leur cerveau extrêmement actif, métabolisent les aliments beaucoup plus rapidement que les autres animaux. Une grande partie de l’énergie dans notre nourriture est perdue à fabriquer de la chaleur qui aide à maintenir notre température corporelle. Le processus d’extraction de l’énergie des graisses, des protéines et des glucides présents dans notre alimentation laisse nos cellules avec des déchets composés d’atomes de carbone. Pensez à ces débris comme à de la cendre laissée après qu’un incendie a consumé un morceau de bois. D’une manière ou d’une autre, ils doivent être éliminés. La solution trouvée par vos cellules, une solution qui a été trouvée au cours de l’évolution il y a au moins 3,5 milliards d’années, consiste à combiner ces atomes de carbone en surplus avec l’oxygène. Vos cellules expulsent simplement leurs déchets d’atomes sous la forme d’un gaz connu sous le nom de dioxyde de carbone : un carbone et deux atomes d’oxygène liés ensemble. Voilà[1] comment le problème a été résolu : l’énergie des liaisons carbone est consommée sous forme de graisses, de glucides et de protéines. Nos corps en extraient de l’énergie et excrètent le résidu sous forme de dioxyde de carbone et de vapeur d’eau. Il y a cependant un gros problème avec cette solution élaborée dans des temps reculés : l’oxygène est extrêmement toxique pour nos cellules. Il doit être transporté à l’intérieur de notre corps avec beaucoup précautions car il provoque une oxydation ; vous connaissez peut-être ce phénomène sous le nom de rouille. La solution trouvée par votre corps pour manipuler une telle molécule toxique est de lier l’oxygène à une protéine dans le sang appelée hémoglobine.


Dans l’ensemble, l’hémoglobine de votre sang fait plutôt un bon travail de régulation des niveaux d’oxygène à proximité des cellules de votre corps afin que ces dernières aient l’oxygène dont elles ont besoin pour la respiration, c’est-à-dire pour l’élimination des déchets de carbone, mais pas trop pour ne pas les tuer. Parfois, cependant, il arrive qu’une molécule d’oxygène égarée se détache de l’hémoglobine. Elle doit alors être capturée avant qu’elle puisse réellement endommager vos cellules ou leur cargaison précieuse, l’ADN.

Les cellules ont également développé de nombreux systèmes antioxydants pour vous défendre de l’oxygène que vous devez respirer. Ces systèmes sont si efficaces qu’ils vous permettront de vivre jusqu’à 100 ans, ou même plus vieux si vous êtes chanceux. Les humains ne sont pas les seuls à avoir dû faire face à ce défi. La durée de vie de pratiquement toutes les espèces est fortement corrélée à la façon dont elles se défendent contre l’oxygène. Par conséquent, la meilleure façon de vieillir lentement, et aussi d’être en meilleure santé pendant que vous vieillissez, est d’exposer vos cellules à aussi peu d’oxygène que possible. Un moyen éprouvé d’y parvenir est d’avoir besoin de manger aussi peu que possible. Les données les plus récentes suggèrent que vous devriez concentrer vos efforts à réduire le nombre de calories issues de protéines animales. Les preuves à l’appui de ce conseil sont écrasantes.


Au cours des dernières décennies, des études ont montré que le facteur le plus important qui détermine quand vous allez mourir est combien de temps vous êtes resté vivant. Cela semble évident, mais soulève une question : qu’est-ce que vous faites tous les jours qui augmente vos chances de mourir ? La réponse pour chaque humain ainsi que pour tout animal respirant sur cette planète est très simple : nous mangeons et respirons. Si vous consommez moins de calories, à savoir des liaisons carbone sous forme de graisses, de protéines et de glucides, vous avez un besoin en oxygène moins important. Néanmoins, nous devons manger et respirer pour survivre. Le problème est qu’en le faisant, cela nous rend vulnérables aux effets de l’oxygène. Par conséquent, nos corps et notre cerveau vieillissent plus rapidement parce que nous continuons à manger et respirer, à manger et respirer, à manger et à respirer toute la journée, chaque jour de notre vie.

À l’heure actuelle, les scientifiques pensent que limiter l’apport calorique total ne vous permettra pas de vivre plus longtemps. En revanche, réduire le nombre total de calories consommées chaque jour d’environ un tiers favorisera une longévité en meilleure santé et une meilleure qualité de vie.»

[1] En français dans le texte [NDT]


Source

Gary L. Wenk, traduction : N. Boisselier (2019). Votre cerveau vous livre ses secrets. Paris : ESF Sciences Humaines.

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